Une console grossière se fait passer pour la Nintendo Switch

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Les consoles de jeu ont le vent en poupe à la période des fêtes de fin d’année, car elles font de parfaits cadeaux pour les plus jeunes qui les réclament à corps et âmes et pour les trentenaires avides de nouvelle technologie. Parmi les stars du marché, la Nintendo Switch, console hybride au concept novateur, qui cartonne depuis 2017. De quoi donner quelques idées à de petits malins, qui ont sorti une console baptisé Nanica Smitch, au design similaire à la switch de Nintendo.

La Nanica Smitch, c’est quoi ?

De loin, la réplique semble parfaite : on retrouve le packaging rouge et blanc de la Nintendo Switch, la photo de la console avec ses manettes détachables, la même police d’écriture, le code couleur, un logo quasi identique à ce que propose la marque nippone et même un petit Mario avec son costume de Tanuki qui promet plus de 800 jeux disponibles !

Pourtant, n’importe quel gamer aura tôt fait de comprendre la supercherie, car la Nanica Smitch n’est qu’une copie grossière de la console hybride de Nintendo, qui se destine au consommateur peu aguerris.

Vendu 40 à 50 euros (soit 1/5 du prix de la machine l’officielle) dans certains pays et sur le net, cette console de jeu embarque donc plusieurs centaines de jeux – datés et illégaux pour certains car retrouver Mario sur une plateforme qui n’appartient pas à la firme d’Osaka est utopique – et elle fonctionne à pile et via un câble RCA !

Pas question de profiter de la technologie ici, avec l’absence de HDMI et une définition VGA d’un autre temps, pour un rendu plus proche des consoles de jeux d’il y a 20 ans que de la puissance de la dernière génération de machines. Les jeux sont préinstallés sur la Smitch et la plupart sont issus du catalogue de la NES…sortie en Europe en 1987 !

Une fausse console, destinée à tromper l’acheteur et qui nous ramène à la grande tradition des copies illégales de consoles qui peuplaient les rayons des magasins il y a quelques années.

Une arnaque qui cible les néophytes  

Presque toutes les consoles de jeux vidéo ont connu une version pirate au cours de leur existence et celles-ci se vendaient, du fait de l’ignorance des parents concernant un divertissement encore assez méconnu. On imagine bien la déception d’un enfant qui recevait une fausse Megadrive ou une Polystation, la fameuse  copie illégale de la Playstation première du nom, pour Noël.

En général, ces modèles pirates fonctionnent avec des émulateurs, reproduisant les performances de la console officielle via des ROMs qui correspondent à chaque jeu. Il suffit de charger plusieurs titres (800 pour les cas de la Nanica Smitch) sur le matériel pour ensuite jouer librement.

Bien sûr, cela pose des problèmes de droits et de propriétés et ce n’est en rien légal. D’ailleurs, pour pallier à ce phénomène, les principaux constructeurs ont commencé à recréer leurs anciennes machines en version Mini, en incluant quelques dizaines de jeu sur chacun d’elle, sur le même principe que les copies illégales !

On peut donc jouer aux jeux Nes sur la Nintendo Mini, à Street Fighter ou Mario Kart sur la version réduite de la Super Nintendo ou aux titres principaux de la Playstation sur la version réduite de la première console de Sony. Toutefois, cela ne concerne pour l’instant que les vieilles consoles et l’émulation des dernières générations n’est pas à l’ordre du jour, ce qui rend la Nanica Smitch encore plus douteuse.

Avec un œil attentif, vous ne devriez pas tomber dans le piège et à moins de collectionner les consoles atypiques, mieux vaut éviter ce modèle. Mais si elle vous tente, sachez que vous ne la trouverez certainement pas en magasin, puisqu’elle principalement distribuée en Colombie et qu’on imagine bien que le géant japonais du jeu vidéo – très stricte concernant ses licences – ne va pas tarder à réagir juridiquement.

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