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Le 23 mars dernier, la Commission économique pour l’Europe des Nations-Unies ou UNECE a apporté quelques modifications à la Convention de Vienne qui régule la circulation routière depuis 1968 et plus particulièrement à l’article stipulant que le conducteur doit rester maître de son véhicule, quelles que soient les circonstances. Au centre de ces changements, les voitures sans chauffeur et la conduite automatisée à grande vitesse sur autoroute qui sont désormais réglementées à l’échelle international…

On a tendance à l’oublier mais la plupart des véhicules qui circulent actuellement sur nos routes disposent d’ores et déjà de nombreux systèmes d’assistance à la conduite automatisés tels que l’ABS, l’aide au stationnement, la gestion des distances de sécurité, le freinage d’urgence ou la correction de trajectoires. A une échelle moindre, rappelons d’ailleurs que certaines voitures autonomes sont, depuis quelques mois et dans un cadre strictement expérimental, autorisés sur les routes françaises.

Avec la mise en application de ces nouveaux textes qui devraient entrer en vigueur dans le courant de l’année prochaine, les véhicules équipés d’un systèmes de conduite automatisée conforme aux règles établies par les Nations Unies sont donc autorisés à circuler sur nos routes. Dans son communiqué de presse, l’UNECE précise que les systèmes embarqués pourront ainsi prendre les commandes en restant néanmoins sous le contrôle du conducteur qui doit toujours être en mesure de les désactiver et reprendre la main en cas de besoin.

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Permettant entre autre de fluidifier le trafic routier, de réduire la consommation de carburant des véhicules et par extension, les émissions de gaz à effet de serre; la mise en place de ces nouvelles dispositions légales devrait surtout avoir pour effet de faire baisser le nombre d’accidents de la route qui, dans la grande majorité des cas, sont causés par des erreurs humaines.

Responsable de la division voitures sans chauffeur chez Google, Chris Urmson estime à titre d’exemple à 30.000 le nombre de vies qui pourraient potentiellement être sauvées chaque année par de tels véhicules, rien qu’aux États-Unis.

Une étape historique et décisive vient donc d’être franchie. Ceci étant dit, inutile de vous empresser à vendre votre voiture pour la remplacer par une génération 100% autonome. Les premiers modèles ne seront sans doute pas commercialisés avant plusieurs années. Sans compter qu’il reste encore bien des freins à l’essors de cet alléchant futur. A commencer par la désignation du ou des responsables en cas d’accident. Qui, de l’homme, la machine, son constructeur ou encore de l’éditeur du logiciel utilisé sera légalement fautif?…