Depuis que Sony Ericsson appartient à Sony, de nombreuses questions ont été soulevé quant aux prochains smartphones de la marque. Il aura fallu attendre l’annonce du Xperia S, et plus récemment de la gamme NXT pour rassurer clients et investisseurs.

Le nouveau fleuron de la gamme propose des caractéristiques plutôt alléchantes :

  • – Un bel écran de 4,3“ traité contre les rayures, et proposant une résolution HD
    – Un processeur Qualcomm dual-core cadencé à 1,5Ghz
    – Un capteur Exmor R de 12,1 mégapixels accompagné d’un flash LED
    – 32Go de mémoire interne non-extensible
    – La 3G / Wifi / Bluetooth / NFC

Le tout tournera sous Android 2.3 Gingerbead au lancement, et se verra mis-à-jour vers le fameux Ice Cream Sandwich au deuxième trimestre 2012.

La boîte est très réussie, toute finesse. A l’intérieur, on retrouve les basiques, mais rien de très original : Le chargeur, le câble USB, un kit mains-libres intra qui n’a pas l’air trop mauvais, et de la documentation en plus du téléphone. Grosse déception, les petits SmartTags (voir plus loin dans l’article) ne feront pas partie du packaging…

Design et prise en main

Sony communique beaucoup sur le «magnifique design» de sa nouvelle gamme de smartphones. Et il faut avouer qu’il donne un peu d’air frais dans le monde d’Android, avec ses arrêtes affirmées et sa barre translucide qui s’éclaire. Le plastique utilisé est de bonne qualité, il est mat mais pas pour autant anti-dérapant. Sur la face avant, vous retrouverez le bel écran de 4,3“, une caméra, le nouveau logo (adieu «Ericsson»), ainsi que les touches sensitives. Au dos, c’est surtout l’objectif de l’appareil photo qui est présent, mais on note aussi la présence d’un haut parleur, et du logo de Sony Ericsson (oui oui!) tout en bas. Sur la tranche du haut, seul la prise jack 3,5mm accompagne le bouton d’allumage/verrouillage. Sur celle de gauche vous pourrez accéderez au port micro-USB, à droite, au port HDMI ainsi qu’aux deux boutons du volume et à celui dédié à l’appareil photo.
Une fois en main, l’impression générale est bonne même si le smartphone parait un peu glissant. L’arrière est ondulé sur les côtés, vous aurez ainsi la sensation qu’il s’adapte mieux au creux de votre main. Le téléphone est vraiment tout en longueur, ce qui n’empêche pas de pouvoir toucher le haut de l’écran avec le pouce. En somme, la finition est simplement remarquable.

Une fois le téléphone allumé et paramétré, l’écran impressionne par sa qualité. Les couleurs sont justes et bien moins saturées que sur un écran Super Amoled (cf. Galaxy Note, Galaxy Nexus etc…)

Chose étrange, la barre translucide et lumineuse indique la fonction de chacun des boutons juste au dessus. Il vous faudra donc toucher les petit point gris pour valider le retour, le retour à la home et l’accès au menu. Au final, c’est plutôt inutile mais permet de préserver le design simple et « carré » du Xperia S, pourquoi pas ?

 Interface et applications

Comme à son habitude, Sony (Ericsson) s’est pris au jeu de la surcouche sur Android. Le système reste reconnaissable, mais a été modifié sur quelques points. Pour commencer, la page d’accueil, on retrouve un dock assez réussi en bas, ou vous pourrez installer quatre applications/dossiers de votre choix. En plus de cela, vous pourrez ajouter des widgets propres à la marque, pour la plupart franchement réussis. Un pinch-to-zoom inversé, et vous accéderez de façon original à l’ensemble des widgets installés sur les écrans d’accueil, pratique! On notera tout de même, sous cette version du système du moins, que quelques latences sont présentes en passant d’un bureau à l’autre notamment. Attendons Ice Cream Sandwich pour livrer un avis définitif sur ce point.

Le lanceur d’applications a aussi été remanié. Vous disposerez maintenant de quatre moyens de trier vos apps (par ordre alphabétique etc…), mais pourrez modifier l’emplacement de chacune d’elle à votre guise à l’aide du bouton en bas à droite.

Sony a intégré des applications et des services exclusifs à sa gamme de téléphones, et c’est appréciables. Vous pourrez alors profiter d’une application de reconnaissance audio, d’un PlayStation Store ou encore d’un magasin de musiques et de vidéos.

TimeScape est encore un fois présent sur les smartphones de la marque. Cette applications regroupera la plupart des réseaux sociaux existants, sous forme d’une suite de carte. Un effet 3D assez agréable accompagnera la navigation au sein de l’app, et des widgets performants vous seront proposés pour agrémenter votre écran d’accueil.
Le multimédia

Côté musique, en plus du lecteur traditionnel d’Android, Sony a tenu a rajouté le sien. Il s’avère plutôt complet et vous proposera par exemple un égalisateur assez utile. Utilisateurs de Google Music, n’imaginez pas une seconde pouvoir synchroniser votre compte ici, une fois de plus. Le haut-parleur est assez poussif, les basses et les médiums sont vraiment trop peu présents, préférez là encore un bon casque.

La photo s’annonce prometteuse avec ce beau capteur de 12 mégapixels. Et vous ne serez pas déçu, la qualité est au rendez-vous, les couleurs sont plutôt fidèles et les détails assez nombreux. A noter que la capture de photo en milieux sombres est bien moins catastrophiques que sur d’autres concurrent, on doit sans doute ça au capteur rétro-éclairé. Lorsque le téléphone est verrouillé, vous pourrez déclencher la capture en moins d’une seconde, une belle performance! Des panoramas classiques et en 3D vous seront proposés, les deux étant assez simple à mettre en œuvre.

La prise de vidéos n’est pas en reste non plus. Au programme, HD 1080p, stabilisation d’images et réglages des couleurs. Les fonctions sont complètes, le stabilisateur fonctionnera parfaitement à fonction que vous y mettiez un peu du votre, évitez donc les gestes trop brusques sinon l’image sera vite déformée. Les réglages des couleurs sont classiques, mais seront toujours utiles dans des cas particuliers (ex : neige, nuit etc…). Le son est quant-à lieu plutôt bien restitué, relativement clair. Le port HDMI vous permettra d’afficher vos vidéos, photos, et panorama sur un écran plus grand, à condition que vous disposiez du câble adapté.

Naviguer sur internet avec le Xperia S est vraiment agréable. L’écran de 4,3“ et sa résolution HD vous permettront d’afficher une quantité de contenu non-négligeable. Le chargement des pages se montrera rapide, en dépit d’une gestion des fenêtres très moyenne…

Les SmartTags, que vous pourrez vous procurer par pack, pourrons vous être très utile. Pour chacun d’entre eux, vous pourrez attribuer un lieu dans lequel vous allez régulièrement et lui attribuer une suite de paramètres et de tâches à effectuer, par exemple :

– Chambre : wifi activé, bluetooth éteint, lancement de l’application « horloge ».

Le paramétrage est très simple à réaliser, et vous permettra d’utiliser la puce NFC présente dans votre téléphone, puisque qu’elle ne sera que très rarement utilisée ailleurs, du moins pour l’instant.

Autonomie

L’autonomie du Xperia S se situe dans la moyenne de ses concurrents. Avec une utilisation classique (réseaux sociaux, SMS, quelques appels, gmail en push), vous ne dépasserez pas la journée d’utilisation. Une fois n’est pas coutume, il faudra donc vous habituer au rythme d’une recharge tous les soirs.

Conclusion

Malgré son rachat, la marque nippone nous livre ici une belle démonstration de ses capacités., avec un téléphone aux finitions irréprochables et aux caractéristiques techniques impressionnantes. L’écran est très bon, lumineux et très réactif, de quoi naviguer dans cette belle interface dans de bonnes conditions. On regrettera cependant les quelques ralentissements parfois présents, et  l’impossibilité de modifier la couleur de la barre translucide. Malgré tout, le Xperia S s’avère être un excellent choix à l’heure actuelle, puisqu’il figure sans aucun doute parmi les meilleurs androphones du moment.