C’est aujourd’hui, 21 mai, que RIM fait sans doute le plus gros pari de son existence. C’est lors du BlackBerry World, à Orlando, que la firme canadienne a annoncé sa toute nouvelle plate-forme mobile, devant un parterre de journalistes et de développeurs. Inutile de préciser que cette annonce se doit de sortir RIM de la crise qui l’a frappé depuis 2007 lors l’émergence des smartphones à écran tactile, et autres systèmes applicatifs ultra-complets.

Cette fois-ci, BlackBerry chouchoute ses développeurs, la marque sait pertinemment qu’elle ne sera sauvée que s’ils jouent le jeu. Au programme, des outils qui faciliteront le développement d’applications « innovantes et interactives ». Ce tout nouvel OS doit rattraper les concurrents, bien loin devant depuis quelques mois, voire années. OS10 semble tout droit venu de la Playbook et de son système QNX. La tablette commercialisée par RIM l’an passée, n’avait pas été très bien accueillie par le grand public, et reste un échec cuisant. Cet OS sera donc totalement ouvert, optimisé pour les nouveaux processeur à plusieurs cœurs et surtout proposée sur plusieurs segments (smartphones et tablette, on imagine).

L’interface est donc très similaire à celle du Playbook, donc de WebOS. Elle est bourrée d’effets flatteurs et se veut parfaitement fluide et réactive, dixit RIM.

Attendons l’automne,  et l’arrivée des premiers terminaux embarquant l’OS avant de livrer un avis définitif, d’autant que la concurrence est féroce. A noter que les développeurs présents à la conférence ont reçu un BlackBerry de développement, histoire de débuter leur travail dès maintenant.